L’hypnose peut aider les femmes atteintes de vaginisme à se détourner des pensées négatives à l’origine de leur trouble. En effet, elles sont capables de surmonter les résistances inconscientes en puisant dans leurs ressources intérieures grâce aux suggestions subtiles utilisées par le praticien pendant les séances.
Selon les explications disponibles sur le site de l’association Périnée Bien-Aimé, le vaginisme est un trouble qui se manifeste par une contraction systématique des muscles du plancher pelvien lors de toute tentative de pénétration.
Le plus souvent, les facteurs déclencheurs de ce trouble sont d’ordre psychologique. Raison pour laquelle l’hypnose se présente comme une solution pertinente. En effet, l’hypnothérapie peut aider la femme à se libérer des blocages.
L’hypnose agit au niveau de ses croyances erronées sur la sexualité et modifie sa perception en vue de désamorcer la réaction involontaire de contraction. Elle apprend à redécouvrir son corps et à développer une nouvelle conception du sexe.
Si le vaginisme est lié à un traumatisme psychique suite à un événement douloureux ou troublant (viol, accouchement difficile…), les interventions du praticien ciblent la source du mal-être et incitent la personne à explorer ses ressources pour surmonter ses peurs et angoisses.
Mais ce n’est pas tout, les séances aident également à se défaire du sentiment de honte et de gêne ressentie par la femme en renforçant son image corporelle et son estime de soi. Les muscles pelviens récupèrent ainsi progressivement leur souplesse et elle peut retrouver une sexualité épanouie.
Afin d’améliorer l’efficacité de l’hypnothérapie, la séance est adaptée à la sensibilité et à l’histoire de la personne. Dans tous les cas, le praticien met l’accent sur la rééducation émotionnelle et la reprogrammation des réactions du corps. Pour ce faire, il recourt à la méthode conversationnelle qui se repose sur des suggestions indirectes et de scénarios inventifs. Celles-ci agissent sur l’inconscient et permettent de rééduquer le corps à réagir différemment.
L’hypnose conversationnelle peut ainsi apporter une réponse adaptée au vaginisme en stimulant l’harmonie entre l’esprit et le corps.
Psychanalyste lacanien, j’ai choisi de pratiquer exclusivement des thérapies brèves d’hypnose à Paris et Angers depuis 2004. J’ai ainsi développé une méthode personnelle me permettant d’accéder directement à l’inconscient du consultant. Inspirée de l’hypnose ericksonienne, cette technique vise à provoquer la confusion et à apporter le chaos afin d’inciter le cerveau à lâcher ses résistances instinctives.
Cette méthode d’hypnose peut contribuer à l’amélioration de l’état psychologique et physiologique d’une femme atteinte de vaginisme. En effet, la peur et l’angoisse font place progressivement à un sentiment de sécurité et de calme. Et la contraction des muscles pelviens cesse d’être la réaction automatique lors d’une pénétration.
Le changement peut s’opérer en seulement quelques séances, et la personne peut se réapproprier de son corps, puisque l’hypnothérapie apaise ses craintes et l’aide à surmonter les blocages inconscients. Cette approche agit ainsi en profondeur sur les mécanismes inconscients et permet d’obtenir des résultats rapides et durables.