Hypnose à Paris

Hypnothérapeute - Thérapie énérgétique
Pascal Brouard

L’encoprésie chez l’enfant, l’hypnose pour changer durablement

L’encoprésie touche des milliers d’enfants. Souvent réduit à sa dimension physique, ce trouble provoque fréquemment un blocage émotionnel profond que les méthodes thérapeutiques conventionnelles peinent à résoudre seules. Dans une démarche d’accompagnement complémentaire, l’hypnose permet de travailler sur les ressentis et les automatismes inconscients liés à l’encoprésie.

Sommaire :

 

Comprendre l’encoprésie

Selon la SNFCP (Société nationale française de colo-proctologie), l’encoprésie est un trouble de l’élimination qui concerne l’enfant, le plus souvent après l’âge où la propreté est normalement acquise. Elle se traduit par des fuites involontaires et répétées de selles dans les sous-vêtements. Il ne s’agit ni d’un manque d’éducation, ni d’un comportement conscient, mais bien d’un dysfonctionnement qui peut avoir plusieurs causes.

Dans de nombreux cas, elle est liée à une constipation persistante. Les selles restent trop longtemps dans le rectum, deviennent plus dures et sont plus difficiles à évacuer. Peu à peu, cette zone se distend et l’enfant perçoit moins bien les signaux qui indiquent normalement le besoin d’aller aux toilettes.

Il est important de distinguer l’encoprésie d’un épisode de diarrhée. Dans le cas de la diarrhée, les émissions sont liquides, transitoires et liées à un problème digestif aigu ou infectieux. À l’inverse, l’encoprésie s’inscrit dans la durée et résulte d’un dérèglement du mécanisme d’évacuation, le plus souvent en lien avec une constipation sous-jacente. Les facteurs en cause ne sont donc pas les mêmes, ce qui explique aussi des prises en charge différentes.

Un trouble qui s’installe de manière insidieuse

L’encoprésie apparaît rarement de façon soudaine. Le plus souvent, elle s’installe progressivement, à partir d’un ensemble d’éléments liés à la constipation et à la manière dont l’enfant réagit à l’inconfort ressenti. Une selle particulièrement dure à expulser peut être à l’origine du trouble, parfois accompagné de douleur.

Une telle expérience marque l’enfant et entraîne assez logiquement une appréhension. Il associe alors le moment des toilettes à quelque chose de désagréable, avec pour conséquence un changement graduel de son comportement dans les jours ou les semaines suivantes.

Pour éviter cette sensation, l’enfant adopte des stratégies de retenue. Il repousse le moment d’aller aux toilettes, se contracte ou refuse de s’y rendre lorsqu’il ressent le besoin. Ce réflexe peut sembler ponctuel au départ, mais il devient rapidement automatique. Le corps s’habitue à ce fonctionnement, ce qui rend l’évacuation de plus en plus difficile.

Les conséquences émotionnelles de l’encoprésie

L’encoprésie a un impact réel sur le vécu émotionnel de l’enfant et sur son équilibre relationnel. La honte constitue souvent l’un des premiers ressentis. Il peut avoir le sentiment d’être « à part », surtout lorsque les incidents se répètent ou surviennent en dehors du cadre familial. Parfois silencieuse, cette gêne fragilise progressivement l’image qu’il a de lui-même.

La peur du regard des autres figure aussi parmi les conséquences redoutées. L’angoisse d’être remarqué ou jugé est susceptible de le conduire à adopter des attitudes de retrait. Il participe moins aux activités collectives, évite certaines situations ou se met en arrière-plan dans les échanges avec ses camarades. Enfin, la sphère familiale est souvent touchée. Les parents peuvent ressentir de l’inquiétude, de l’incompréhension, voire de la fatigue, en particulier lorsque la situation persiste.

Les facteurs psychologiques associés

L’encoprésie se nourrit fréquemment des émotions négatives chez l’enfant. Le stress, en particulier, joue un rôle aggravant bien documenté, puisqu’il agit directement sur le système nerveux autonome, celui-là même qui régule le fonctionnement intestinal. Lorsque le tout-petit est sous tension en permanence, son corps peine à se relâcher.

L’anxiété s’inscrit souvent dans le même registre. Elle se manifeste parfois de manière discrète, sans expression verbale claire. L’enfant peut se montrer plus tendu, plus réservé ou plus préoccupé, ce qui traduit une difficulté à gérer certaines émotions internes. Celles-ci peuvent alors se répercuter sur son rapport au corps et aux sensations.

Les changements importants de vie constituent un autre élément à considérer. Un déménagement, une séparation, l’arrivée d’un frère ou d’une sœur ou encore un changement d’environnement scolaire créent parfois une forme d’insécurité temporaire. Dans ces périodes, certains repères deviennent fragilisés. La pression autour de la propreté peut aussi avoir un effet contre-productif. Lorsqu’elle est trop insistante ou associée à des attentes élevées, elle risque de générer de la tension et compliquer l’acquisition de réflexes naturels.

Comment venir à bout de l’encoprésie ?

Les laxatifs, les ajustements alimentaires et la rééducation du transit constituent des options thérapeutiques parfois indispensables. Ils permettent de désencombrer le rectum, de ramollir les selles et de rétablir un fonctionnement intestinal plus régulier. Mais ils ciblent le symptôme visible, et non aux causes qui l’ont engendré. Une fois l’arrêt de ces solutions, les rechutes surviennent fréquemment, laissant parents et enfant face au même découragement.

Les protocoles conventionnels ne permettent pas toujours de modifier les réflexes acquis par le corps. Lorsqu’un comportement de rétention s’est installé en réponse à une douleur ou à un inconfort, il peut se transformer en automatisme durable. Ainsi, même lorsque la gêne n’est plus présente, la réaction de protection peut persister sans raison apparente.

Derrière l’ensemble du processus se met en place une dynamique complexe, souvent difficile à briser. C’est précisément ce constat qui justifie une approche complémentaire, en agissant sur des dimensions que les voies thérapeutiques classiques explorent moins directement.

L’importance du dialogue

Accompagner un enfant atteint d’encoprésie demande avant tout de laisser de côté toute logique de précipitation. Le trouble s’est généralement installé au fil du temps, parfois sur une longue période, et son évolution vers une amélioration suit le même rythme. Chercher à accélérer le processus, imposer des délais ou multiplier les exigences peut au contraire renforcer la tension et alourdir un système nerveux déjà fragilisé.

Le dialogue joue un rôle essentiel dans cette démarche. L’échange ne devra pas se focaliser sur le symptôme. En revanche, une communication ouverte et bienveillante est indispensable, permettant à l’enfant de se sentir compris plutôt que jugé. Lorsqu’il perçoit une attitude calme et sans jugement de la part de son entourage, un climat plus serein se met en place, favorisant ainsi l’ouverture au changement.

La parahypnose, une méthode adaptée à l’enfant

Pascal Brouard a développé au fil de sa pratique la parahypnose, une approche personnelle et originale, librement inspirée de l’hypnose ericksonienne, enrichie de dimensions énergétiques et d’une lecture fine du non-verbal. Elle constitue un cadre thérapeutique complémentaire aux protocoles conventionnels qui a accompagné avec succès de nombreuses familles en impasse face à ce trouble.

Cette méthode retient avant tout une conviction fondamentale : le changement intérieur n’a pas besoin d’être compris pour advenir. Il emprunte volontiers des chemins détournés, comme une métaphore, une suggestion glissée dans le fil d’une conversation ou un récit en apparence anodin, pour atteindre les zones du psychisme où les automatismes résistent à toute logique consciente. Loin d’être un détour, cette posture s’appuie sur un constat simple, les résistances perdent en intensité lorsqu’elles ne sont pas directement confrontées.

Une telle stratégie trouve un écho particulièrement favorable chez les tout-petits. Contrairement à l’adulte, qui analyse et met à distance ce qu’il entend, l’enfant reçoit plus spontanément les images, les récits et les suggestions, avec une ouverture souvent moins filtrée. Une métaphore pertinente peut transformer en profondeur une représentation intérieure, de manière subtile et sans effort conscient, sans que le jeune consultant ait besoin d’en saisir le fonctionnement.

Dans cette perspective, l’intervention de Pascal Brouard se construit de façon évolutive. Elle ne suit pas un schéma prédéfini, mais s’adapte continuellement à ce que l’enfant laisse percevoir au cours des séances, que ce soit par la parole, l’attitude ou les silences.

Des séances à distance pour limiter le stress

L’un des partis pris de Pascal Brouard dans l’accompagnement des enfants est de conduire ses séances par téléphone, plutôt qu’en cabinet. Ce choix n’est pas anodin, mais répond à une réalité que tout praticien travaillant avec de jeunes personnes connaît bien.

Un enfant déposé dans un lieu inconnu, face à un étranger, dans un contexte qu’il ne maîtrise pas, arrive rarement dans un état propice au travail thérapeutique. L’appréhension prend le dessus et la séance commence avec un obstacle qu’il faut d’abord démonter avant même d’entamer quoi que ce soit.

À distance, l’intervention change radicalement. L’enfant reste dans son espace familier, sa chambre, son canapé, l’endroit où il se sent en sécurité. Cette simple donnée modifie profondément sa disponibilité intérieure. Le corps se détend, la méfiance s’allège et la réceptivité aux suggestions s’en trouve naturellement accrue.

Un travail centré sur les mécanismes inconscients

L’encoprésie, comme évoquée précédemment, ne découle pas d’un manque de volonté. Elle se met en place en dehors de toute décision consciente, à travers des réflexes de protection devenus automatiques. Les mots ou les encouragements ont alors une portée limitée. À cet effet, le travail thérapeutique doit se concentrer sur les processus internes qui influencent le comportement.

L’objectif principal des séances n’est pas de rétablir le contrôle de l’évacuation par un effort volontaire direct. Une telle approche serait rarement efficace et peut même produire l’effet inverse. Il s’agit plutôt d’assouplir progressivement les tensions internes qui entretiennent le blocage afin de permettre au corps de retrouver, par lui-même, un fonctionnement naturel qui n’a pas disparu, mais simplement été mis en retrait.

Ce travail d’assouplissement passe d’abord par le désamorçage des nœuds émotionnels associés à l’évacuation. La peur de la douleur, la crainte de l’échec ou le sentiment de honte peuvent s’être ancrés autour de cette fonction corporelle, rendant son déroulement plus difficile. Au fil des séances, des associations différentes, plus apaisées, sont introduites afin de transformer la perception de manière indirecte.

Les automatismes de rétention ne sont pas envisagés comme des comportements à combattre, mais comme des réponses devenues obsolètes, qu’il convient simplement de remplacer. Dans un état de plus grande réceptivité, le psychisme peut alors être amené à reconfigurer ces schémas installés. L’idée est de substituer progressivement la contraction automatique par une forme de détente, et l’état d’alerte constant par une disponibilité intérieure plus apaisée.

À terme, la relation de l’enfant à son corps s’en trouve grandement améliorée. La méfiance et la tension cèdent la place à une expérience plus sereine des sensations. L’enfant retrouve alors une forme d’équilibre interne, qui ne repose pas sur un apprentissage nouveau, mais sur la disparition des freins qui limitaient son fonctionnement naturel.

L’analyse du non verbal

Travailler avec des enfants implique de renoncer à faire du discours verbal le seul canal d’information. Ces derniers sont parfois encore incapables de décrire ce qu’ils traversent, et lorsqu’ils s’essaient à cet exercice, ils n’utilisent pas nécessairement les bons mots.

Les émotions se lisent alors dans les attitudes : une posture qui se referme, un regard qui se détourne, une agitation soudaine ou, au contraire, un figement. Souvent, la voix elle-même change légèrement au contact de certains sujets. Ces variations discrètes constituent autant d’indices sur l’état intérieur de la jeune personne.

Dans cette perspective, une attention particulière est portée à l’ensemble des signaux non verbaux. Le rythme respiratoire, les micro-tensions du corps, les silences ou les hésitations donnent des informations précieuses sur ce que l’enfant traverse réellement, parfois avec plus de finesse que les mots eux-mêmes.

À propos de Pascal Brouard

Formé à la psychanalyse, Pascal Brouard a d’abord construit son parcours dans l’écoute approfondie des processus psychiques et des dynamiques inconscientes. Au fil de son expérience, il s’est progressivement orienté vers l’hypnose et les approches de thérapies brèves, cherchant des outils plus centrés sur le changement rapide et concret.

Cette trajectoire l’a conduit à élaborer une pratique personnelle, influencée par divers courants, dont l’hypnose conversationnelle. Plutôt que de suivre un cadre prédéfini, son travail privilégie l’adaptation à l’individu et à son vécu, en particulier chez l’enfant, où la relation et la sensibilité occupent une place essentielle.

Pascal Brouard participe régulièrement à des sessions de travail sur l’hypnothérapie ainsi qu’à des ateliers spécialisés pour approfondir certains outils et enrichir ses compétences. Il s’est ainsi formé à la régression en âge sous hypnose, à l’écriture automatique, à diverses techniques de gestion du stress, d’accompagnement du deuil et de soutien aux victimes de traumatismes.

Vous souhaitez une consultation
d’hypnose ?

Aujourd’hui, les progrès dans la connaissance du fonctionnement de la psyché nous permettent d’utiliser l’hypnose de manière efficace et en toute sécurité. Vous avez des questions ? Contactez-moi et je vous réponds dans les plus brefs délais.