Entendre des voix peut être profondément déstabilisant et difficile à vivre au quotidien. Souvent gardée secrète par les personnes qui en font l’expérience, cette réalité touche pourtant bien plus d’individus qu’on ne l’imagine. Si un accompagnement psychiatrique reste indispensable dans les cas les plus complexes, des approches complémentaires comme l’hypnothérapie peuvent contribuer à alléger la souffrance et à retrouver un équilibre intérieur. Hypnothérapeute à Angers et à Paris depuis 1996, je propose une prise en charge bienveillante et adaptée à chaque situation.
D’après la Revue du Praticien, les hallucinations auditives sont un phénomène bien plus répandu que ce que la plupart des gens imaginent. Selon plusieurs études épidémiologiques, dont celles relayées par une revue spécialisée, environ 5 % à 10 % de la population générale rapporteraient avoir entendu des voix au moins une fois dans sa vie, sans pour autant présenter de trouble psychiatrique caractérisé.
Pourtant, le sujet reste entouré d’un fort tabou. En effet, la peur de paraître « fou », d’être jugé, incompris ou hospitalisé pousse de nombreuses personnes à dissimuler ce qu’elles vivent, parfois pendant des années. Les conséquences de ces hallucinations auditives sur la vie quotidienne peuvent être importantes.
Selon que les voix sont considérées comme bienveillantes ou menaçantes, les individus concernés peuvent souffrir de troubles du sommeil sévères, d’une anxiété chronique, d’un repli progressif sur soi, de difficultés relationnelles et professionnelles, voire d’une perte de confiance totale dans leur propre perception de la réalité.
L’isolement social qui en découle aggrave souvent la souffrance, créant un cercle, dont il n’est pas facile de sortir seul. Les origines de ce phénomène sont multiples et n’appartiennent pas toutes au champ de la psychiatrie.
Il faut distinguer :
Qu’elles soient perçues comme venant de l’intérieur de la tête (internes) ou comme provenant de l’extérieur à la manière de sons réels (externes), les hallucinations auditives comportent des risques qu’il serait imprudent de minimiser. Lorsque les voix ont un contenu hostile, inquiétant ou injonctif (elles donnent des ordres, incitent à des agissements dangereux pour soi ou pour autrui), la situation peut devenir critique et nécessite une intervention rapide.
Même en l’absence de menace immédiate, l’accumulation de la souffrance liée à ces expériences peut entraîner une détérioration progressive du bien-être psychologique, jusqu’à l’épuisement. Voilà pourquoi la première étape, et la plus fondamentale, est consiste à consulter un professionnel de santé (généraliste, psychiatre ou neurologue) dès lors que des hallucinations auditives apparaissent de façon répétée ou persistante.
Ce bilan initial est indispensable pour identifier ou écarter une cause organique, évaluer la sévérité du vécu et orienter vers le suivi le plus adapté. Dans de nombreux cas, un accompagnement médicamenteux combiné à une psychothérapie est recommandé par les professionnels de santé.
Il serait toutefois réducteur de limiter la réponse à ces seules options. De plus en plus de spécialistes reconnaissent l’intérêt d’une approche intégrative, dans laquelle des thérapies complémentaires viennent soutenir et enrichir le suivi conventionnel. Ces approches ne se substituent pas à la prise en charge standard, mais y ajoutent une dimension qui peut faire toute la différence dans le quotidien de la personne concernée.
Elles peuvent aider à mieux gérer les moments de crise, atténuer l’angoisse qui accompagne les épisodes ou à retrouver un sentiment de maîtrise sur son propre vécu. L’hypnose conversationnelle trouve automatiquement sa place dans ce contexte :
Cette approche peut contribuer à alléger significativement la souffrance associée au fait d’entendre des voix. Elle s’inscrit non pas en opposition avec le suivi thérapeutique conventionnel, mais en complémentarité, comme un espace supplémentaire où l’individu peut explorer d’autres ressources intérieures.
J’ai développé une technique personnelle d’hypnose conversationnelle. Je n’utilise la transe hypnotique profonde classique que pour l’arrêt du tabac. Dans mes séances je provoque le symptôme, l’amène à être désarçonné, recadré. Je privilégie cette technique personnelle, puisque c’est avec celle-ci que j’ai les meilleurs résultats.
L’hypnose est une pratique plus ancienne qu’on ne le croit souvent. Bien avant que le terme même d’hypnose ne soit forgé au XIXe siècle par le chirurgien écossais James Braid, des formes de transe thérapeutique étaient utilisées dans de nombreuses traditions humaines, telles que les rituels chamaniques, les pratiques de l’Égypte antique dans les « temples du sommeil » ou les techniques contemplatives des philosophies orientales. Cette universalité à travers les cultures et les époques témoigne d’une intuition profonde : l’état modifié de conscience peut être un puissant vecteur de transformation intérieure.
Dans le domaine spécifique des hallucinations auditives, des travaux de recherche ont commencé à documenter l’intérêt potentiel de l’hypnose. Des études menées par des spécialistes en troubles psychiques ont montré qu’elle modifie de façon mesurable l’activité cérébrale dans les zones impliquées dans la perception et la conscience de soi. Ces données suggèrent que l’état hypnotique peut effectivement influencer la manière, dont le cerveau traite et interprète les stimuli, y compris ceux qui sont internes ou non réels.
Il est cependant essentiel de faire la distinction entre deux grandes classes d’hypnose thérapeutique, qui répondent à des logiques très différentes. Ainsi, la transe hypnotique classique, telle qu’on l’imagine souvent, avec induction formelle, relaxation profonde et état de conscience altéré marqué est une technique puissante, particulièrement recommandée pour le travail sur des traumatismes enfouis, les cas de stress post-traumatique ou l’arrêt du tabac. Je l’utilise d’ailleurs spécifiquement pour cette dernière indication. Ce type de transe peut aider à « réenregistrer » des perceptions douloureuses en les abordant dans un état de conscience apaisé. Mais elle requiert une préparation soigneuse et un cadre bien posé.
L’hypnose conversationnelle, en revanche, n’implique pas d’induction formelle ni de transe profonde visible. Elle opère par le langage, la posture, le rythme de la parole, les suggestions indirectes tissées dans un échange oral ordinaire. C’est cette version que j’ai développée et affinée, et combinée avec l’énergétique pour aider, entre autres, les personnes qui rapportent entendre des voix.
Au fil de mes trente années de pratique, elle s’est avérée particulièrement adaptée à l’accompagnement des individus présentant des troubles psychiques, neurologiques ou physiques, quelle que soit la nature ou l’intensité de leur vécu. Moins spectaculaire en apparence, elle reste efficace, et beaucoup plus accessible pour des individus déjà fragilisés.
L’hypnose conversationnelle telle que je la pratique s’inscrit dans la continuité de l’œuvre du psychiatre et hypnothérapeute américain Milton H. Erickson (1901-1980), figure de proue de l’hypnose thérapeutique moderne. Erickson a radicalement renouvelé la conception de l’hypnose en montrant qu’elle n’était pas le fait d’un praticien tout-puissant agissant sur un individu passif, mais un processus collaboratif dans lequel le thérapeute accompagne le sujet vers ses propres ressources intérieures.
Sa grande innovation fut de comprendre que la transe n’est pas nécessairement spectaculaire : elle peut être légère, naturelle, presque invisible, et tout aussi transformatrice. Erickson développa notamment l’usage de métaphores, de suggestions indirectes, de confusions calculées et de recadrages pour contourner les résistances conscientes et s’adresser directement à l’inconscient. L’idée centrale est que ce dernier recèle les ressources nécessaires au changement, et que le rôle du thérapeute est de créer les conditions pour que celles-ci s’expriment et s’activent.
Je me suis approprié cette philosophie pour développer une technique personnelle qui mélange l’hypnose conversationnelle à l’énergétique. Psychanalyste lacanien de formation, je me suis tourné vers l’hypnose thérapeutique en 2004, et j’ai mis au point la « parahypnose », une approche originale qui va au-delà de la forme classique de la discipline en intégrant des dimensions énergétiques et symboliques.
Dans le cadre de l’accompagnement des personnes qui disent entendre des voix, ma démarche repose sur plusieurs leviers complémentaires. Plutôt que de chercher à nier ou à éradiquer les voix, ce qui renforce souvent leur emprise, je travaille à modifier la relation que la personne entretient avec elles : leur charge émotionnelle, le sens qu’elle leur attribue, la place qu’elles occupent dans sa vie intérieure. En « provoquant le symptôme » puis en l’amenant à être « désarçonné et recadré », j’aide l’inconscient à trouver de nouvelles façons de considérer ces perceptions.
L’analyse du non-verbal tient une position centrale dans ma technique. J’accorde ainsi une attention particulière aux microsignaux corporels, aux tonalités de voix ou encore aux gestes involontaires pour ajuster mon intervention en temps réel. Cette approche s’avère précieuse, quel que soit le contexte dans lequel s’inscrivent les hallucinations auditives : qu’elles soient liées à un vécu traumatique, à un état anxieux chronique, à une fragilité psychique, ou qu’elles apparaissent dans des circonstances plus diffuses. La technique ne cherche pas à « réparer », mais à redonner à la personne une forme de maîtrise et d’espace intérieur.
L’hypnose, et plus particulièrement ses applications dans le champ de la santé mentale, suscite parfois des appréhensions légitimes. L’image véhiculée par le monde du spectacle ou de certains médias, celle d’un praticien tout-puissant dictant sa volonté à un sujet sans défense, contribue encore aujourd’hui à entretenir des peurs injustifiées. Il est important de distinguer clairement l’hypnose de spectacle, dont l’objectif est le divertissement, de l’hypnose thérapeutique, dont la finalité est l’accompagnement bienveillant de la personne.
Dans ce second registre, l’hypnose conversationnelle présente des avantages qui rassurent. Elle ne provoque aucun état de perte de conscience, ne crée aucune dépendance et respecte à tout moment la liberté et l’intégrité de la personne. Elle ne peut fonctionner qu’avec le consentement actif de celle-ci, ce qui constitue en soi une garantie fondamentale. Pour des individus ayant déjà vécu des expériences déstabilisantes, comme c’est souvent le cas pour celles qui rapportent entendre des voix, cette douceur et cette sécurité sont des critères essentiels.
Dans tous les cas, la qualité et la compétence du thérapeute restent le facteur déterminant. Tous les hypnothérapeutes ne se valent pas, et la prudence s’impose face à une offre parfois hétéroclite. Mon parcours personnel témoigne d’un engagement de long terme dans la rigueur et le perfectionnement.
Psychanalyste lacanien à mes débuts, je pratique l’hypnose depuis 1996. Formé à l’hypnose ericksonienne à l’école Emergence de Rennes en 2007 et 2008, puis à la street hypnose avec Jean-Emmanuel Combe et aux approches énergétiques avec Jean-Jacques Hantraye, je me perfectionne chaque année dans des ateliers en petit comité.
Mon champ d’intervention inclut aussi bien les souffrances physiques (douleurs chroniques, migraines, épilepsie, fibromyalgie, troubles du sommeil, acouphènes, etc.) que les problématiques psychiques et émotionnelles : angoisses, dépression, syndromes post-traumatiques, bipolarité, TOC, phobies, deuil. J’accompagne également des personnes confrontées à des addictions (tabac, alcool, toxicomanie) ou à des troubles du comportement alimentaire (boulimie, surpoids, anorexie, etc.). Cette polyvalence reflète une conception globale de l’individu, dans laquelle le corps et le psychisme ne sont jamais dissociés.
Pour les personnes qui entendent des voix et qui souhaitent explorer cette voie complémentaire, je reçois dans mes cabinets à Paris (36 avenue d’Italie, 75 013) et à Angers (36 rue Boisnet, 49 100). Je suis joignable par téléphone au 09 62 67 56 04 (Paris) ou au 02 41 87 87 21 (Angers). Chaque parcours est unique, et le nombre de séances varie selon les objectifs et le profil de chaque personne, une approche sur mesure qui est, en soi, un gage de sérieux.