Chaque mois, des millions de femmes affrontent les mêmes journées épuisantes pendant leurs menstruations. Des élancements et des crampes dans le bas-ventre, des nausées, le dos en feu, l’incapacité à se concentrer sur quoi que ce soit, leur vie semblent s’arrêter pendant quelques jours. Les règles douloureuses ne sont ni une fatalité ni quelque chose à endurer en silence. Des solutions existent pour alléger les symptômes et se sentir mieux avec la médecine conventionnelle et certaines pratiques complémentaires. L’hypnose en fait partie. Hypnothérapeute à Angers et Paris, je propose des thérapies personnalisées destinées à toutes les tranches d’âge, mais en mélangeant l’hypnose et l’énergétique. Je précise qu’avec des résultats importants, je ne veux en aucune manière faire croire que ces résultats sont systématiques. Avec la para hypnose, j’applique une approche qui agit là où la douleur prend racine, dans la relation entre le corps et l’esprit.
Dans le jargon de la médecine conventionnelle, la dysménorrhée est le terme employé pour désigner les douleurs abdomino-pelviennes qui précèdent ou accompagnent les règles. D’après les gynécologues, cet inconfort et les malaises durent en général un à trois jours, débutent parfois quelques jours avant avec les saignements et atteignent leur pic au moment où le flux est le plus abondant. L’impact sur le quotidien est notable. Selon les statistiques officielles, les douleurs menstruelles sont la première cause d’absentéisme scolaire chez les adolescentes. À l’âge adulte, elles perturbent la vie professionnelle, sociale et intime.
Si les règles douloureuses semblent banales en apparence, elles peuvent pourtant rendre les journées proprement insupportables. Les crampes dans le bas-ventre, notamment dans la zone pelvienne, sont souvent au premier plan, mais le tableau est rarement aussi simple. Beaucoup de femmes décrivent également des irradiations dans le dos ou les cuisses, des nausées, des maux de tête, une fatigue profonde ou encore des troubles digestifs. Certaines ressentent une hypersensibilité émotionnelle qui s’ajoute au malaise physique. D’après l’INSERM, environ 40 % des femmes en âge de procréer présentent une dysménorrhée modérée à sévère.
D’après les spécialistes, il existe deux types de menstruations douloureuses : la dysménorrhée dite primaire qui apparaît dès les premières règles à l’adolescence résulte d’une surproduction de prostaglandines par la muqueuse utérine. Elle est souvent banale et peut disparaitre après quelques années. La dysménorrhée secondaire, elle, survient chez une femme adulte dont les règles étaient jusque-là peu douloureuses.
Elle peut signaler des pathologies sous-jacentes qui doivent être prises en charge sérieusement. La dimension psychique n’est pas à sous-estimer : anxiété chronique, stress intense, vécu émotionnel difficile sont autant de facteurs qui amplifient la perception de la douleur et peuvent aggraver les symptômes.
En cas de douleurs et d’inconfort importants pendant les règles, la consultation d’un médecin spécialisé est recommandée. La dysménorrhée secondaire peut être en effet le signe de problèmes potentiellement sérieux comme une endométriose, des fibromes utérins ou une inflammation chronique du petit bassin. Sans prise en charge adaptée, ces situations sont invisibles et peuvent s’aggraver silencieusement.
Le bilan gynécologique permet d’écarter les maladies à risque. L’examen clinique reste indispensable, il aide le professionnel de santé à distinguer une dysménorrhée sans cause organique identifiée, d’une forme symptomatique qui nécessite une prise en charge spécifique. L’échographie abdomino-pelvienne avec doppler est généralement prescrite en première intention pour détecter les éventuelles anomalies.
Le suivi médical classique pour des règles douloureuses peut être basé sur un protocole destiné à soulager l’inconfort et à éliminer les causes physiques ou physiologiques. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène ou le flurbiprofène sont préconisés pour réduire les contractions utérines qui font mal. Pris dès les premières douleurs et sur une durée courte, deux à trois jours, ils sont généralement efficaces pour les dysménorrhées primaires.
En cas de dysménorrhée secondaire liée à une endométriose ou à des fibromes, d’autres protocoles peuvent être envisagés comme une hormonothérapie, la pose d’un dispositif intra-utérin hormonal, voire un geste chirurgical dans les formes sévères. Les gynécologues choisissent les mesures à appliquer en fonction des cas.
Mais la consultation ouvre également la porte à un accompagnement global. Les souffrances chroniques ont une dimension émotionnelle et psychologique que la prescription seule ne peut pas adresser. La fatigue accumulée, l’anticipation angoissée de chaque cycle, le sentiment d’impuissance sont des conséquences des menstruations douloureuses qui méritent d’être prises en compte. Des approches complémentaires, dont l’hypnothérapie, peuvent alors être envisagées et elles sont même parfois recommandées par les professionnels de la médecine conventionnelle.
La médecine conventionnelle offre des réponses scientifiques solides à un problème de règles douloureuses. Cependant, elle ne couvre pas tout le spectre de la souffrance ressentie par les femmes touchées. Beaucoup d’entre elles cherchent à compléter leur suivi avec des approches plus douces, moins médicalisées, qui leur redonnent un sentiment de maîtrise sur leur propre corps.
La pose de bouillotte sur le ventre ou le bas du dos reste l’un des gestes les plus efficaces, et les mieux documentés pour calmer les spasmes utérins. La chaleur dilate les vaisseaux, détend les muscles et atténue la douleur de façon simple et immédiate. Du côté de la phytothérapie, certaines plantes sont réputées pour leurs propriétés antispasmodiques ou anti-inflammatoires comme la mélisse, le gattilier, la camomille ou encore l’alchémille sont souvent cités. Leurs effets restent variables d’une personne à l’autre et leur usage doit idéalement être discuté avec un professionnel de santé.
Le yoga, surtout les postures qui relâchent la zone pelvienne, peut alléger la tension musculaire et améliorer la circulation dans le bas-ventre. Des études sur la méditation de pleine conscience (mindfulness) suggèrent une réduction notable de l’intensité douloureuse chez les femmes qui souffrent de dysménorrhée, sans doute parce que l’attention portée à l’inconfort en modifie la perception. La sophrologie propose quant à elle un travail sur la respiration et la relaxation corporelle qui aide à dépasser l’appréhension du cycle suivant.
Parmi toutes ces approches, l’hypnothérapie occupe une place singulière. Elle n’agit pas sur les prostaglandines ni sur la mécanique utérine, elle intervient sur la manière dont le cerveau reçoit, interprète et amplifie les signaux de douleur. Pour les femmes dont la souffrance est une composante anxieuse ou psychosomatique forte, cette dimension est décisive.
Une précision importante toutefois : aucune de ces approches ne se substitue à un suivi médical. Elles s’inscrivent toujours en complément d’une prise en charge conventionnelle, jamais à sa place.
L’hypnose l’objet de travaux scientifiques sérieux depuis des décennies, et ses effets sur la douleur sont aujourd’hui reconnus par plusieurs institutions de référence. En 2015, l’INSERM a remis à la Direction Générale de la Santé une expertise détaillée sur l’efficacité de l’hypnose, fondée sur l’étude de plus de 80 revues systématiques et méta-analyses. Les conclusions sont claires sur un point : cette discipline possède un intérêt thérapeutique réel, notamment dans une visée antalgique.
Les travaux effectués montrent que sous hypnose, la consommation d’analgésique diminue significativement lors d’interventions douloureuses. La HAS (Haute Autorité de Santé) mentionne pour sa part cette pratique parmi les moyens non pharmacologiques pouvant être utilisés en complément des antalgiques classiques.
Plus précisément, l’état hypnotique modifie le fonctionnement de zones cérébrales impliquées dans la perception de la douleur à savoir le cortex cingulaire antérieur, l’amygdale, le cortex insulaire. Des images par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont confirmé une réduction de l’activation de ces régions chez des sujets sous hypnose. L’impression n’est pas subjective, elle est une réorganisation mesurable du traitement cérébral de la souffrance.
En ce qui concerne les règles douloureuses, l’intérêt de l’hypnose réside dans plusieurs leviers simultanés. D’abord, la relaxation profonde induite par l’état hypnotique diminue la tension musculaire générale et fait baisser le niveau de stress, deux facteurs qui intensifient la douleur. Ensuite, elle agit sur la composante émotionnelle de la souffrance, notamment l’anxiété d’anticipation, la peur du prochain cycle, le sentiment de subir quelque chose d’incontrôlable. Enfin, par le travail de suggestion et de recadrage, elle peut modifier durablement la façon dont le corps « vit » le moment des règles, atténuant progressivement l’intensité perçue des douleurs au fil des séances.
Beaucoup de personnes hésitent à franchir la porte d’un cabinet d’hypnothérapie. L’image collective de l’hypnose reste souvent celle du spectacle : quelqu’un qui perd le contrôle, qui obéit mécaniquement à des ordres, qui ne sait plus où il est. Cette représentation n’a rien à voir avec la réalité de l’hypnose conversationnelle. Cette forme de la discipline est aussi appelée méthode ericksonienne, du nom de Milton Erickson, psychiatre américain qui en a posé les fondements au XXe siècle. Elle est basée sur un principe radicalement différent de l’hypnose de spectacle.
Il ne s’agit pas d’endormir le consultant ou de le plonger dans un état second dont elle n’aurait aucun souvenir. La conversation constitue le cœur de la séance. Le praticien utilise la parole, les métaphores, les recadrages et les suggestions indirectes pour amener la personne à accéder à ses ressources internes. Elle reste consciente, lucide, et garde à tout moment le contrôle sur ce qui se passe. Cette approche rassure, justement parce que le consultant n’est pas un objet passif entre les mains du thérapeute. Il est un acteur à part entière de sa propre transformation.
J’ai développé une technique personnelle d’hypnose conversationnelle. Je ne recours à la transe hypnotique profonde classique que pour l’arrêt du tabac. Dans mes séances, je provoque le symptôme, l’amène à être désarçonné, recadré. J’utilise cette technique personnelle, car c’est avec celle-ci que j’ai les meilleurs résultats. Elle permet d’observer, de détecter, de s’adapter à chaque individu plutôt que d’appliquer un protocole standardisé.
Avec les règles douloureuses, l’hypnose conversationnelle offre la possibilité de réaliser une intervention très ciblée. Par des suggestions et des recadrages conformes à chaque femme, le thérapeute modifie progressivement la représentation que son système nerveux se fait de la douleur, d’en déplacer le sens, d’en réduire l’emprise émotionnelle. Le travail est subtil. Il respecte le rythme et l’histoire de chacune. Certaines ressentent un allègement dès la première séance. Pour d’autres, la transformation se construit sur plusieurs rendez-vous, à mesure que le cerveau intègre de nouveaux schémas de réponse face aux signaux envoyés par le corps.
Je suis avant tout psychanalyste lacanien, j’ai franchi le pas vers l’exclusivité des thérapies brèves d’hypnose depuis 2004. Avant j’écoutais les gens, maintenant je leur demande de moins parler, car j’analyse avant tout le non-verbal. C’est l’essence même de l’approche ericksonienne. La para hypnose est une création personnelle. Je l’ai développée après des années de pratique, en croisant l’hypnose conversationnelle avec des techniques énergétiques et des dimensions que l’hypnose classique ne convoque pas, notamment la psychanalyse lacanienne.
Le préfixe « para » dit quelque chose d’essentiel : il signifie « à côté de », « au-delà de ». La para hypnose va donc plus loin que la forme thérapeutique de la discipline. Elle combine plusieurs composantes :
Sa principale spécificité réside dans le fait qu’elle change la posture intérieure de la personne. Elle intervient sur sa façon de percevoir la douleur, sur sa relation à son propre corps, à son histoire, à ce qu’elle porte sans nécessairement le savoir. Je la décris parfois comme une forme de chirurgie émotionnelle, une action sur l’invisible, sur ce qui dort sous les symptômes. Elle n’est pas validée scientifiquement au sens des essais cliniques randomisés, et je ne prétends pas le contraire. Cependant, elle est efficace pour celles et ceux qui s’y montrent réceptifs.
Avec les règles douloureuses, elle peut agir sur des couches que la forme conversationnelle seule n’atteint pas toujours. Certaines femmes portent une relation difficile à leur corps, à leur cycle, à leur féminité elle-même, héritée ou construite au fil d’expériences douloureuses. La para hypnose ouvre un espace pour corriger ces dimensions profondes. Elle aide à « déprogrammer » des blocages inconscients qui entretiennent ou amplifient les souffrances, et à réactiver une relation apaisée au cycle menstruel. Concrètement, en séance, j’utilise un mélange de suggestions, de travail corporel énergétique et de guidance intuitive, toujours ajusté à la personne en face de moi. Chaque session est construite en temps réel, je n’applique pas de protocole figé.
La para hypnose s’adresse à des femmes qui ont déjà fait le tour des méthodes classiques sans trouver de soulagement durable, à celles dont les douleurs semblent résister à toute explication purement physique. Elle peut aussi aider celles qui pressentent qu’une dimension plus profonde, plus personnelle, est à l’œuvre dans leur souffrance. Elle convient également à celles qui sont simplement curieuses d’une approche différente, moins conventionnelle, qui considère l’individu dans sa totalité (corps, histoire, émotions) plutôt que le seul symptôme.