Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK, touche environ une femme en âge de procréer sur dix. Ce nom médical dissimule une réalité souvent épuisante pour celles qui y sont sujettes. Elles doivent supporter des cycles qui déraillent, une pilosité qui s’emballe, une peau qui s’enflamme, un poids qui résiste à tout effort. Certaines font face à la difficulté ou à l’impossibilité d’avoir des enfants. L’approche thérapeutique conventionnelle apporte des réponses, indispensables, mais elle ne s’attaque qu’aux symptômes. L’ensemble de ce que ressent la femme qui vit avec ce syndrome au quotidien n’est pas toujours pris en charge. Un accompagnement complémentaire avec l’hypnose conversationnelle et la para hypnose peut toutefois être envisagé pour aider ces femmes à retrouver un rapport plus apaisé à leur corps et venir à bout des impacts psychologiques.
Officiellement renommé syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) en mai 2026 par l’INSERM, il s’agit d’une pathologie endocrinienne chronique, dont l’origine implique à la fois les ovaires et l’hypophyse, la glande logée à la base du cerveau qui gère une bonne partie de la vie hormonale féminine. Selon INSERM, le dérèglement qui en découle produit une quantité excessive d’androgènes, des hormones « masculines » normalement présentes en petites doses chez la femme, qui entrainent des conséquences en cascade sur l’ensemble de l’organisme.
Les manifestations varient énormément d’une personne à l’autre. Certaines découvrent le SOPK à l’adolescence avec des symptômes, comme une acné sévère ou un cycle menstruel irrégulier. D’autres ne le sauront qu’après la vingtaine, lorsqu’elles n’arrivent pas à tomber enceintes. Parmi les signes les plus fréquents figurent les règles chaotiques, une hyperpilosité (hirsutisme), une chute de cheveux, de l’acné et des difficultés à stabiliser son poids malgré tous les efforts.
À plus long terme, les ovaires polykystiques exposent à des complications métaboliques sérieuses. L’excès d’androgènes peut provoquer une accumulation de graisse, elle-même génératrice d’insulinorésistance. Ce mécanisme augmente le risque de diabète de type 2, d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires. Il existe également un lien entre SOPK et dépression qui est favorisé par les répercussions psychologiques souvent sous-estimées de ce syndrome.
Les causes du SOPK sont diverses et certaines ne sont pas encore toutes comprises par les scientifiques. Des facteurs génétiques sont à l’origine de ce trouble pour une minorité des cas. Des mécanismes épigénétiques sont en jeu, notamment une surexposition in utero à certaines hormones maternelles susceptible de modifier le développement de neurones impliqués dans la régulation hormonale. Enfin, le rôle des perturbateurs endocriniens, souvent mis en cause, n’a toutefois pas été prouvé.
Jusqu’à aujourd’hui, les professionnels de santé n’ont pas encore réussi à trouver un moyen efficace d’éliminer les risques de SOPK ou de résoudre le fond du problème. Les approches médicales disponibles sont surtout axées sur les symptômes, et ce, jusqu’à la ménopause, moment où le tableau clinique évolue naturellement. Après cette période, les prises en charge sont souvent amenées à être changées.
Le suivi thérapeutique nécessite une méthode stricte. L’identification du trouble exige la présence d’au moins deux de ces signes : des cycles irréguliers, des manifestations d’hormones mâles (physiques ou dans le sang) et des ovaires d’aspect polykystique visibles à l’échographie. Une prise de sang permet ensuite d’évaluer les taux de LH, de FSH, de testostérone et d’androgènes ainsi que la glycémie à jeun. Ces analyses écartent les autres pathologies pour adapter précisément l’accompagnement.
Selon le profil de la femme concernée, les options thérapeutiques sont variées. Les gynécologues préconisent généralement la pilule œstroprogestative en première intention pour celles qui souffrent d’hirsutisme ou d’acné marqués. La composante progestative freine la sécrétion de LH et réduit la production d’androgènes ovariens. Le constituant œstrogénique diminue leur taux en circulation. En cas d’hyperpilosité sévère, un anti-androgène peut être envisagé, avec des effets visibles sur l’acné au bout de trois mois et sur la pilosité au bout de six.
Pour celles qui souhaitent concevoir un enfant, une stimulation de l’ovulation sera mise en place, par citrate de clomifène ou par gonadotrophines injectables. En parallèle, les professionnels de santé peuvent recommander une gestion du poids. Une réduction modérée des kilos en trop peut, chez les femmes en surpoids, diminuer l’hyperandrogénie et améliorer la fertilité. Ce levier puissant est cependant souvent sous-utilisé faute d’un suivi adapté.
Par ailleurs, l’INSERM souligne explicitement l’importance de l’accompagnement psychologique qui doit faire partie d’une prise en charge bien conduite. Vivre avec ce syndrome impacte l’image de soi, la vie intime, le projet de maternité.
L’hypnose telle que je la pratique est bien différente de l’image populaire de la forme caractérisée par celle du pendule, des yeux qui se ferment, du sujet passif qui dort. J’ai développé une technique personnelle d’hypnose conversationnelle. Je n’utilise la transe hypnotique profonde classique que pour l’arrêt du tabac. Dans mes séances, je provoque le symptôme, l’amène à être désarçonné et recadré. Je privilégie cette technique personnelle, puisque c’est avec celle-ci que j’ai les meilleurs résultats.
Dans la pratique, les consultants ont les yeux ouverts, et nous discutons. Mon attention se concentre essentiellement sur le non-verbal, à savoir les postures, les micro-expressions, la façon dont le corps raconte ce que les mots ne disent pas ou plus. J’analyse, j’observe, puis j’interviens. Pour les femmes qui vivent avec le SOPK, cette méthode agit sur plusieurs niveaux. D’abord, le stress qui, s’il n’est une cause directe, constitue un facteur aggravant bien réel. L’axe hypothalamo-hypophysaire, le circuit cérébral au cœur de la régulation hormonale, est particulièrement sensible aux états de tension chronique. Quand le corps est constamment en mode alerte, les hormones du stress interfèrent avec la production des hormones sexuelles. Travailler sur la gestion du stress agit ainsi indirectement sur le terrain hormonal.
De même, l’hypnose aide à surmonter les complexes physiques et la perte de confiance générés par le SOPK. Il peut s’agir de l’acné qui s’installe sur le visage d’une femme adulte, des poils qui surgissent là où ils ne devraient, de la silhouette qui résiste ou encore de la culpabilité de ne pas réussir à tomber enceinte. Ces blessures-là ne se règlent pas avec une pilule. L’hypnose conversationnelle offre un espace pour les prendre en charge autrement, dénouer les tensions qui s’accumulent autour du corps et pour modifier la perception qu’une personne a d’elle-même et de ses symptômes. Je ne m’adresse jamais à la problématique en tant que pathologie. Mon travail porte sur ce que la femme ressent, vit, évite et subit. Et souvent, en déplaçant la relation avec les manifestations du trouble, quelque chose change en une seule séance, parfois progressivement.
Je suis avant tout psychanalyste lacanien. J’ai franchi le pas vers l’exclusivité des thérapies brèves d’hypnose depuis 2004. Avant j’écoutais les gens, maintenant je leur demande de moins parler, car j’analyse surtout le non-verbal. C’est l’essence même de l’approche ericksonienne, dont je me suis inspiré. La para hypnose est une technique que j’ai mise au point. Elle se distingue de l’hypnose conversationnelle classique par son champ d’action. Cette dernière travaille principalement sur le mental et les comportements. Ma méthode s’attaque aux blocages inconscients, aux mémoires enfouies et aux postures intérieures figées.
Le mot « para » signifie « au-delà de ». La para hypnose va plus loin que la surface du symptôme pour atteindre ce qui l’entretient. Pendant la séance, le consultant reste éveillé et parfaitement conscient de tout ce qui se passe. De ce fait, la personne est pleinement présente et expérimente une disponibilité particulière qui permet de toucher des couches de vécu habituellement inaccessibles. J’emploie parfois l’image d’une chirurgie émotionnelle précise, en profondeur, avec une conscience maintenue.
Pour les femmes atteintes du SOPK, la para hypnose peut apporter un soulagement sur plusieurs fronts. Les douleurs pelviennes récurrentes, la fatigue chronique qui s’installe sans explication claire, les tensions abdominales, les états d’irritabilité ou d’anxiété diffuse sont autant de manifestations physiques et émotionnelles qui répondent bien à ce type d’intervention.
À noter que mon intervention n’a pas la prétention de remplacer celle d’un gynécologue ou d’un endocrinologue. Cet accompagnement agit dans l’épaisseur du ressenti physique, autrement dit dans ce que le corps dit quand la parole s’épuise. Cet aspect est souvent négligé par les approches thérapeutiques conventionnelles. Or, de nombreuses femmes souffrant de SMOP ont besoin d’être aidées pour ne plus seulement subir les symptômes et pouvoir agir face à eux.
La dimension énergétique occupe une place singulière dans la para hypnose. Elle est venue s’intégrer à mon travail d’hypnothérapeute après mes formations dans cette discipline avec Jean-Jacques Hantraye (2014 et 2015). Elle a transformé ma façon d’aborder les troubles à composante hormonale, tels que les cycles irréguliers, les bouffées de chaleur, les états émotionnels que beaucoup de femmes décrivent comme un fond de mal-être diffus, impossible à nommer clairement.
Cette approche repose sur le postulat suivant : le corps conserve une mémoire cellulaire au sens biologique du terme, et dispose d’un réservoir qui stocke les expériences vécues, des émotions non digérées. Ces traumatismes silencieux laissent des traces dans la façon, dont l’organisme et le métabolisme fonctionnent. Au fil des années de travail avec des femmes en proie à des troubles hormonaux, j’ai remarqué que ces problématiques semblent souvent liées à des couches de vécu qui n’ont jamais été libérées quand elles n’ont pas d’origine physique ou métabolique claire.
À partir de ce constat, le SOPK n’est plus seulement un souci de LH et de testostérone. Il devient aussi une histoire que le corps raconte à sa façon et peut témoigner d’un équilibre rompu, de tension accumulée, de désynchronisation entre ce que la femme ressent intérieurement et ce que son système hormonal exprime. Travailler avec des techniques énergétiques permet d’accéder à ces couches-là, de les reconnaître, et parfois de les dénouer.
Il serait réducteur de cantonner cette dimension à une liste de bienfaits. Je constate, séance après séance, que les femmes qui vivent avec un SMOP portent souvent une forme de colère silencieuse envers leur propre corps. Elles considèrent qu’il « ne fonctionne pas comme prévu », qu’il résiste et trahit. Le travail énergétique permet de sortir de cette guerre intérieure et de réapprendre à habiter son corps plutôt qu’à le subir.
Il contribue également à rétablir l’équilibre du flux d’énergie vitale perturbé aussi bien par les problématiques liées au syndrome que par les douleurs et manifestations psychiques qui découlent de la situation. Les consultantes peuvent alors ressentir une amélioration de leur état physique et mental général et retrouvent peu à peu un mieux-être au quotidien.
Hypnothérapeute à Angers et Paris, je propose des thérapies personnalisées destinées à toutes les tranches d’âge, mais en mélangeant l’hypnose et l’énergétique. Je précise qu’avec des résultats importants, je ne veux en aucune manière faire croire que ces résultats sont systématiques.
Je pratique depuis 1996 et j’ai été, à mes débuts, adhérent de l’ISH/Société Internationale d’Hypnose. Psychanalyste lacanien de formation, j’ai progressivement abandonné le divan pour me consacrer exclusivement aux thérapies brèves depuis 2004 parce que j’ai constaté que certains individus n’avaient pas besoin de plusieurs années pour avancer. Le rythme et le nombre de séances dépendent de chaque consultant, de son profil et de ses objectifs.
Ma technique personnelle qui mêle l’hypnose conversationnelle et l’énergétique, et la para hypnose me permettent d’intervenir à un niveau plus profond que le langage verbal, en travaillant sur les postures inconscientes, les mémoires enfouies et les blocages émotionnels qui résistent à la parole.
Mon parcours académique est continu depuis plus de deux décennies : hypnose ericksonienne à l’école Emergence de Rennes, street hypnose avec Jean-Emmanuel Combe, perfectionnements annuels en participant à des ateliers, des formations et des séminaires sur mes sujets de prédilection. Je n’ai jamais cessé d’apprendre parce qu’aucune personne ne ressemble à une autre, et que la créativité thérapeutique se nourrit constamment de la rencontre avec des confrères et des pratiques différentes.
Sur mon site, de nombreux témoignages démontrent ce que l’hypnose et la para hypnose peuvent faire pour celles qui souffrent de problèmes liés à leur cycle menstruel, ou d’un dérèglement hormonal ou de SOPK. Ces témoignages ne sont pas des promesses. Ils montrent les résultats obtenus sur certaines personnes, dans certaines conditions.
J’exerce à Paris, au 36 avenue d’Italie (75 013), et à Angers dans mon cabinet de la rue Boisnet. Si vous souhaitez procéder à une première prise de contact ou pour tout renseignement, vous pouvez me joindre par téléphone ou via le formulaire prévu à cet effet disponible sur le site.
Je tiens à préciser qu’une prise de rendez-vous reste obligatoire. Les personnes ayant l’intention de me consulter doivent me contacter directement. Cette démarche individuelle constitue en effet une preuve de leur envie de résoudre leur problème, essentielle dans une discipline comme l’hypnose.